lundi, juillet 31, 2006

I'mBack!
Eh oui, ça sentait la fin mais je ne peux décidément pas abandonner ma prose pour cette dernière semaine de folie!!! En fait c'est mon dernier dimanche que je vais vous narrer ici! Le samedi avait été honteusement inactif, mais heureusement Chris m'a sauvé la mise le dimanche en me trainant au fin fond du Sud Ouest de Londres (zone 6 quand même!!!) à Hampton Court. Et à Hampton Court que peut trouver le brave touriste en mal de sensations fortes? Un château! Qui porte tout simplement le doux nom d'"Hampton Court Palace", faisons dans la simplicité hein...
Je ne sais pas si vous vous souvenez de cette expérience douloureuse que nous avions vécu, au début de mon périple, Loïc et moi, lorsque nous avions bêtement jeté notre dévolu sur la Tour de Londres? Pour vous rafraîchir la mémoire, je dirais juste que le prix était exhorbitant (à la limite du honteux!!!). Eh bien, oui, si les musées sont gratuits, les monuments ne suivent pas la même politique et l'Hampton Court Palace ne faisait pas exeption à la règle vu que j'ai du débourser 10£ (15euros) malgré la réduction accordée aux étudiants!
Enfin trève de plaintes, ça vallait le coup! Voilà, Hampton Court Palace c'est une grande bâtisse en briques rouges, style "Tudor", construit sous le règne de ce cher Henry VIII (qui d'après les dires de Chris avait la facheuse habitude de faire décapiter ses épouses peu fertiles, il en a quand même usé 6 si j'ai bien compris...)! C'est un peu pompeux au premier abord mais le charme de l'endroit est palpable dès les premiers pas. En fait, c'est comme circuler dans une ville miniature, dans un dédale de ruelles toutes semblables dont le coeur est une court verte et ensoleillée qui accueille une fontaine en son centre.
Moi ce qui m'a plu en tout premier lieu ce sont les cheminées. Disseminées sur toute la longueur des toits, pas une seule n'est à l'identique de sa voisine!
Après un rapide tour du rez-de-chaussée, nous avons rejoint une visite guidée animée par un personnage en costume (Chris y tenait...). Après une demie heure de cacquetements relatifs aux ragots de l'époque et non pas à l'historique du bâtiment, nous avons décidé de visiter les appartements royaux par nous même! Etrangement la disposition présentait des similitudes avec Versailles, pas à la même échelle bien sûr, mais quand même! Des pièces assez peu volumineuses (tout est relatif bien sûr...) en enfilade, s'ouvrant sur un couloir qui les relie les une aux autres. La muséographie était plus que sommaire, un panneau au centres des chambres pour expliquer quelle fonction elles étaient sensées remplir et c'est marre! Cependant, vous pouviez aussi demander un audio-guide à l'entrée, qui, heureusement, était compris dans le prix du billet!
Les photos étant interdites dans les appartements du roi et de la reine, je n'ai pas d'images à vous soumettre, mais rassurez-vous, rien de bien surprenant dans ces pièces! Des meubles de style et des toiles! Ah, pardon, j'oubliais cette salle immense et plutôt étrange, entièrement tapissée d'armes! Epées, sabres, pistolets, fusils, lances, cartouchières et même tambours étaient artistiquement disposés en hauteur le long des murs. C'était réellement impressionnant, ces motifs très esthétiques dessinés par ces engins de mort!
Après le premier étage, nous avons ressenti une attraction quasi irrépressible pour la cafétéria dans laquelle nous avons absorbé notre dose de caféine en vitesse avant de partir à la conquète du jardin et de son labyrinthe! Tous ceux qui me connaissent un tant soit peu auront deviné: je me suis lamentablement perdue et Chris a été obligé de nous sortir de là!
Que vous dire des jardins? Aussi diversifiés que magnifiques, parfois ciselés jusqu'à l'obsession, à d'autres endroits laissés un tout petit peu en friche... Mais les images parlent d'elles même...
Ce n'est qu'un toute petite partie des plaisirs que pouvaient offrirs les jardins, et nous y avons passé beaucoup de temps!
Après de longues déambulations sans but au milieu de fleurs et autres arbres fruitiers nous avons décidé de finir notre visite du rez-de-chaussée. Et là petit miracle: les cuisines! J'avoue que j'ai adoré cet endroit! Plusieures pièces pleines de recoins, blanchies à la chaux et qui devaient quotidiennement produire assez de nourriture pour rassasier 600 personnes affamées! L'exposition était assez réussie, jarres en terre cuites remplies d'alimentts factices et réels, pains simili pâte à sel plus vrais que nature, cheminée immenses et bruitages de fond propices à vous replonger dans l'ambiance... Génial...
Nous avons quitté l'endroit tardivement, épuisés mais heureux de notre périple, et franchement, il y avait de quoi...

mercredi, juillet 26, 2006

This is the end

Oui, je sais, un peu éculé comme titre, genre référence à mon adolescence tourmentée et tout... Mais en fait c'est juste que la fin de mon stage approche et avec elle la fin plus que probable de ce Blog... Eh bien oui, je pense que je n'aurais plus l'occasion ni l'envie de m'y replonger après mon périple londonien!
Mais en attendant, je vais moi aussi donner dans la publication avant après, eh oui, pendant tout ce temps vous avez cru que je me tournais les pouces hein? Mais non en fait!!! J'ai travaillé sur de nouvelles acquisitions du musée dont les conservateurs veulent faire une exposition. C'est une collection d'instruments de musique qui a été formée au fil du temps dans une fabrique de cuivres (les instruments hein!). Cette entreprise a tout un historique, qui est un peu la fierté nationale, l'usine qui résiste depuis le 18ème siècle et tout et tout! Ils avaient même créé un petit musée perso auquel venait s'ajouter de nouvelles pièces produites dans la compagnie!
Malheureusement, la grande épopée a pris fin en 2005 et lors de la fermeture de la fabrique le Horniman a récupéré le contenu du musée, des instruments à peine sorti de l'oeuf, une petite partie des outils de fabrication et les archives (un véritable trésor à ce qu'il parait!).
Moi j'ai écopé d'une petite partie de l'expo, la section 1D pour être précise, qui comprenait entre autre un Euphonium (ne vous inquiétez pas moi non plus je n'avais jamais entendu ce mot auparavant) dans un état assez critique! Voilà le bébé, tout couvert de corrosion bien noire et malheureusement pour moi, de deux types bien différents... Enfin passons! Après près de 50h de vaillants efforts (sans parler des tests de nettoyage et du rapport à rédiger en anglais, svp...) j'ai fini par en venir à boût de cet animal!
Tout ça pour constater que je n'étais décidément pas au point pour le moment vu que mon traitement a eu des conséquences inatendues (dont je vous ferai part une autre fois vu que j'ai bêtement oublié les photos de ma restauration achevée...).
Mais ce dont je peux vous faire profiter c'est du tout nouvel aquarium du musée!!! Il a rouvert le 14 juillet (rien à voir avec notre brave fête nationale hein!) et c'est une vraie réussite! De grands espaces blancs percés d'ouvertures sur la vie aquatique, que ce soit celle des mares et étangs anglais ou celle plus exotique des poissons tropicaux!
L'entrée est décorée par une étrange construction transparente inspirée, au dire du responsable
de l'aquarium, d'une gravure du 19ème! Là dedans il y a joyeusement mélés différentes variétés d'algues, des Bernard l'ermites habillés de coquilles luxueuses et de langoureuses étoiles de mer armées de très nombreux bras... C'est beau, un peu kitch et tellement appaisant! Circuler dans l'aquarium le matin avant l'arrivée du public est un véritable privilège que nous savourons à sa juste valeur Tammy (une de mes collègues préférées) et moi! Nous avons même eu l'honneur d'apercevoir les coulisse de ce lieu enchanteur, guidé par le maître des lieux!
L'exposition commence dans un registre assez classique visant à présenter la faune et la flore aquatique anglaise. On y retrouve des têtards et autres poissons d'eau douce intégrés à un fond verdoyant de plantes assez familières. Et puis on s'enfonce dans des écosystèmes plus lointains en passant par le monde fascinant des méduses (encore toutes bébées, à peine grosse comme la paume de la main) et des hippocampes (qui se cachent savamment dans leur décor marin et fonctionnent par paires, une noire, une jaune!). Quelques pas encore et nous voilà au bord de la mer, épiant sans discrétion les déplacements latéraux de crabes et les réptations peu visibles des mollusques dans une atmosphère houleuse provenant d'un mouvement de marées reconstitué. Si vous êtes chanceux vous pourrez apercevoir une grosse araignée de mer craintive toute hérissée de piquant rouges tachetés de noir!
Après cela, nous parvenons dans des climats plus chauds, pour ne pas dire tropicaux! Des poissons de toutes les couleurs s'affrontent sur un fond de corail dans une eau limpide... C'est une danse si calme que l'on resterait bien, béat, devant les hautes vitrines pendant des heures... Mes poissons préférés cependant ne possèdent pas de belles teintes châtoyantes, mais ils sont vraiment drôles! Leurs corps longs et lisses d'un gris plus ou moins uniforme, affleurent à la surface de l'eau, faisant de leurs yeux proéminents deux petits périscopes curieux et mobiles qui fouillent incessament l'autre partie du monde, celle des êtres "aérobies". Vous n'apercevrez ici que leur habitat malheureusement...
Pour finir la visite, il vous faudra chercher de longues minutes les toutes petites grenouilles tropicales dissimulées dans un entrelac de plantes grimpantes, bien protégées du climat anglais par une touffeur soigneusement entretenue! Elles portent le doux nom de grenouilles-singes, ces petites choses immobiles aux yeux inquisiteurs...
Vous l'aurez compris, l'aquarium m'a conquise...

dimanche, juillet 16, 2006

So British, isn't it?



Alors, ce samedi, j'ai pris mon courage à deux mains et en sachant qu'il ne me restais plus que trois semaines à passer à Londres (et seulement un week end si l'on ne compte pas celui là) je me suis dit que je ne pouvais pas quitter l'Angleterre sans avoir visité le British Museum! Forcément hein? Alors j'ai pris mon guide et une bouteille d'eau (on meurt de chaud ici) et me voilà partie. Bon, j'avoue, j'y suis allée à reculons, peut être à cause de la grande renommée du musée, peut être aussi à cause de ce bête parallèle que je fais en général entre "grand" musée et repère de peintures célèbres (à vrai dire je n'aime pas la peinture en musée, j'apprécie juste pendant les expo temporaires thématiques, allez savoir pourquoi...). Lorsque j'y suis enfin parvenue (25min de train et 20 min de métro) c'était noir de monde évidemment... J'ai trouvé ça assez prétentieux comme bâtiment, mais bon... Après tout les Anglais pense peut être la même chose du Louvre!
A l'intérieur c'est ultra-moderne au premier coup d'oeil. Puits de lumière qui inonde un hall sphérique d'une blancheur éclatante, pavé de dalles claires. Bon, c'est vrai ça en jette surtout si vous considérez que le plafond est quasi hors de vue... Mais par contre pour ce qui est de l'orientation des visiteurs... Si vous ne voulez pas vous résoudre à acheter un plan en couleur à 3£ il faut vous rabattre sur la plaquette gratuite qui n'est en fait qu'une mince feuille A4 en noir et blanc qui indique plus que sommairement où se trouvent les principaux centres d'intérêt!!! Donc, armée de mon plan rudimentaire, me voilà partie à la conquète du British, toujours pleine d'affreux aprioris. Et oh, miracle, en fait pas de vilains tableaux à l'horizon mais de merveilleuses collections d'objet du monde entier comme j'en raffole!!! Joie!
J'ai commencé avec une salle hétéroclite dédiée à une large période de temps et qui semblait être une "salle témoin", sortie tout droit du siècle dernier. Pour être plus claire, la muséographie était très ancienne et j'ai vraiment eu l'impression de pénétrer dans une vieille bibliothèque! Les objets étaient enfermés dans de hautes vitrines peu éclairées, ce qui faisait que les oeuvres situées en hauteur étaient bien peu accessibles! Les cartels étaient vraiment rudimentaires et la collection s'étendait de la préhistoire au 18ème siècle! Ceci dit, cela avait son charme! J'aurais même pu tripoter la Pierre de Rosette si j'avais voulu! Mais, bon, ça ne se fait pas hein?
Les autres salles étaient bien plus modernes, grandes vitrines de verre sur fond blanc, présentation sans prétention sur tissus clairs, cartels plus étoffés, lumière tamisée... Musée sérieux quoi! Par contre, le British ne fais pas de concession à son public... C'est un musée qui suit parfaitement la tradition française! Pas de jeux, pas d'intéraction avec le public, le seul indice que j'ai pu relever d'un penchant vers les idées anglaises était ce petit panneau discret
qui annonçait que vous pouviez manipuler des objets des collections si vous preniez rendez-vous avec une équipe spécialisée dans le domaine!
Dans cette salle, tout était plutôt axé vers le précieux, le rutilant. bijoux, ornement d'or et d'argent, vaiselle fine et estampes (je vous épargnerai la vague d'Hokusaï puisque Marion m'a précisé qu'il en existait plus de 23 au monde, bonjour l'exclusivité...). Mais aussi des ornements moins couteux et des objets plus triviaux, regarde Chéri, ils avaient déjà lancé un prototype du ballon de foot au 7ème siècle:
Pour revenir à des choses plus sérieuses, le reste des salles étaient tout aussi passionnant. Une large section consacrée à l'Asie, comprennant la Chine, le Japon, la Corée (...). Une autre pour l'Afrique, les Indes et l'Amérique! Le tout su fond de vitrines bien agencées, claires et aérées parfois ultra modernes. A noter que la galerie reservée à l'Afrique a été subventionnée par Sainsbury qui est une célèbre chaine de grands magasins! Et que celle-ci porte son nom!!!
Il y avait toute une salle consacrée aux Mayas. Les objets étaient fascinants. De grandes fresques de pierre permettaient de suivre les rituels débouchants sur les sacrifices humains et les statuettes sculptées pouvaient autant préter au sourire qu'au frisson. le tout était finement travaillé comme ce masque en mozaïque de jade, grimaçant et si proche de la violence et de la mort que distillaient la plupart des oeuvres exposées.
Et puis, comme l'heure de la fermeture approchait à grand pas, je me suis dit que je ne pouvais pas quitter le musée sans avoir vu la section consacrée à l'Egypte, après tout celle-ci possède une renommée mondiale! Bon autant vous l'avouer tout de suite, ça n'a pas été la meilleure idée que je n'ai jamais eue... Bah oui, vu l'heure tardive, tout le monde avait décidé de faire pareil! Et lorsque l'on a pu profiter d'un musée assez aéré pendant un bon bout de temps, il est difficile de partager les allées avec une foule dense qui se presse contre les vitrines ou regarde tout bonnement l'exposition à travers l'oeilleton de sa caméra... Bon, c'est vrai, moi aussi j'ai pris quelques photos! Il ne faut quand même pas dénigrer la collections qui comporte des pièces superbes, dont les momies (humaines et animales confondues, vous saviez que l'on momifiait les bébés crocodiles et les jeunes boeufs?). Je vous ai reservé une vue d'une tombe bien plus modeste dont le corps a été préservé par la qualité du sol et le manque d'oxygène comme cela arrive parfois. C'est moins luxueux que les sarcophages mais l'intérêt historique n'en est pas moindre!
Finalement il m'est resté assez de temps pour déambuler dans les galeries de la Grèce Ancienne. Il étaient forts ces grecs! Ils avaient certes des canons de beauté mais ils étaient profondément honnètes et représentaient rigoureusement les traits de leurs semblables (ce qui n'était parfois hélas pas très flateur!!!). Moi, j'ai adoré cette abondance de bronzes verts aux patines délicates, si semblables et pourtant toujours différentes!
Enfin bref, je vous recommande le British, c'est très interessant, distrayant, immense, blanc et rempli de merveilles!
Ne vous laissez pas faire par la foule en egyptologie, c'est immanquable, tout comme les galeries consacrées à la Grèce Antique! Si vous pouvez, visitez tout, mais c'est un peu indigeste et je dois avouer que j'ai traversé certaines salles au pas de course pour me diriger vers mes propres centres d'intérêt! Il y a une solution toute simple à cela! Armez vous du Lonely et selectionnez (en espérant pouvoir vous aider du maigre plan distribué par le British!)!!!

mercredi, juillet 12, 2006

XRF Power!

Bon, alors hier et aujourd'hui, votre chère reportrice est allée faire un tour du côté de Oxford! C'est joli Oxford! Une belle petite ville estudiantine remplie de beaux jeunes gens qui circulent exclusivement à vélo. Et puis c'est plein de vieilles pierres très chouettes et rempli de Musées! Avec la rivière qui coupe la ville en plusieurs endroits, ce qui fait que les habitants ont jeté des ponts un peu partout et restreint l'accès aux voitures!
Vu d'ici, c'est paradisiaque, n'est ce pas! Sutout si je vous dit que j'y ai passé deux jours! Allez, descendons de notre petit nuage: j'y suis allée pour faire des analuses d'alliages cuivreux sur des instruments de musique importés d'Inde. Ca aussi ça peut paraître exotique, mais laissez moi vous résumer...
Nous sommes parties, Louise et moi, le mardi matin à 8h30 (ouin, dodo). Après deux heures trente de route dans une étuve (le vieux diesel du musée) nous sommes arrivée à Oxford! Là Louise s'est perdue mais ce n'est pas le sujet! Merveille! Oxford c'est joli comme tout! Nous atteignons finalement le labo où nous rencontrons Brian, spécialiste des XRF (rayons x). Bon, transbahutage des 10 boîtes qu'il a fallu charger le matin même dans un escalier casse gueule et là... Terrible attente, les fesses vissées sur une chaise jusqu'à 2heures de l'aprèm, heure à laquelle Louise décrète qu'elle va aller chercher à manger (en me laissant bosser avec Brian)! J'ai failli mourir de faim... Ah, oui, j'ai oublié de vous faire profiter des locaux:
Plus exigüs tu meurs et je peux d'ores et déjà vous réveler que c'est à peu près la seule chose que j'ai eu la chance d'apercevoir d'Oxford!
Louise est finalement revenue 1h plus tard avec des sandwich "baguette", je vous laisse imaginer la tronche du pain... On a mangé en quatrième vitesse parce que l'on avait environ 40 objets à analyser et que sur certains il fallait pointer en différents endroits... On a finalement décroché à 6h, pour aller diner avec un ancien collègue de Louise dans un pub en extérieur. Ca c'était sympa. D'une part j'ai vu des boût d'Oxford en voiture, d'autre part la pitance était mangeable. Le problème c'est que je me suis sentie un peu exclue moi, avec eux deux parlant à toute vitesse de leur passé commun et des âneries inventés par leur collègues...
Enfin bref, à 9h30 nous sommes rentrées nous coucher dans un Bed and Breakfast fort sympatique où l'on m'a demandé mon passeport sans sommation! Bah oui, je ne suis pas anglaise, et ça s'entend! Cela étant dit, le lit était confortable et la douche propre (bien qu'étant sur le palier). En plus, ils te laissent une tasse et un bouilloire si tu as envie de sacrifier au rituel du thé du soir!
Le lendemain, debout à 6h et demie puisqu'on avait du achever en tout et pour tout une petite dizaine d'objets, et petit déj anglais. Je n'ai pas testé les haricots noyés dans la sauce tomate sucrée, vous m'excuserez, mais c'était trop dur...
Et après ça... XRF power!!! Je vous donne quand même un aperçu de la bête, mais pour son fonctionnement, je vous laisse vous instruire tous seuls!!!
Sympa le signe "radiations" sur le côté hein?
Voilà, non stop jusqu'à 13h, et là re-"sandwich-baguette" en quatrième vitesse et départ précipité à 15h30. Donc, re-transbahutage de boîtes dans la voiture et re-2h30 jusqu'au musée! Et en stockant les boîtes je me suis méchament écorché le pouce en plus (le truc blanc pas très catholique c'est un résidu du pansement que m'a fait Louise...)...
Et les gens du musée, qui finissent à 6h m'on enfermée! Mais de toute façon, j'avais déjà raté mon train depuis belle lurette!
Mais le plus beau c'est que l'on a analysé que la moitié des objets!!!

lundi, juillet 10, 2006

Strawburries tart or just be tart?

Loïc s'était plaint de ne pas avoir gouté à ma cuisine... Le pauvre en a eu pour son argent ce week end. Comme entrée en matière, une bonne tournée de muffins au chocolat (presque aussi viavnts et angoissants que les feuilletés de Marion!) qu'il n'a pas eu l'air de bouder... Ce que la photo ne rend pas vraiment, parce qu'il faisait des grimaces idiotes pour vous faire croire que j'essayais de l'empoisonner (désolée pour l'étalage de torse mais Monsieur a eu le droit à son petit déj au lit!).
Et puis après, je me suis lancée dans de la cuisine expérimentale... Alors, pour ceux qui n'ont jamais testé, comment ne pas décevoir deux hommes affamés auxquels vous avez bêtement promis une tarte aux fraises alors que vous n'en aviez jamais fait? Faire son plus beau sourire!
Et puis aussi essayer de tenir sa promesse... Alors, la pâte, pas trop compliqué (farine, beurre oeuf, sel, eau, rouleau à patisserie), petit hic: la cuisson! Je sais pas vous mais moi faire cuire une pâte à blanc, ça m'a toujours posé problème... Autre délicat dilemne, d'ordre beaucoup plus esthétique: peut on réelement faire une tarte aux fraises carrée? En fait oui, avec les moyens du bord hein! Bon, en tout cas, voilà la pâte cuite et en cours de refroidissement. Deuxième étape, la crème patissière! Et là, on en reviens toujours au même problème, la cuisson... Je me suis soudain souvenue que la dernière fois que j'avais tenté cette expérience, je m'étais retrouvée avec une boule de pâte informe mais bien compacte au fond de ma casserole... Finalement ça ne s'est pas trop mal passé (enfin, je ne sais pas si vous pouver apercevoir les grumeaux...).
Après ça, le plus simple, laisser refroidir et découper les fruits! Bah oui, c'est simple mais c'est quand même important! Et puis fnalement les tartes aux fraises c'est trop commun alors in va ajouter quelques blueberries pour être "trendy"! (Oui, je sais, je vais devenir extrèmement désagréable avec mes incursions incessantes dans la langue anglaise!)
Bon, fruits lavés (par les bons soins de Chris, élu coloc de l'année) et découpés avec amour par moi même, pâte et crème refroidies, il ne reste qu'a mélanger! Ptit étalage de crème (enfin ce qu'il en restait après que Loïc soit venu mettre les doigts dans le plat)...
Et disposition artistique des fruits! Je maintiens quand même que le rond sied mieux à la tarte aux fruits! C'est vrait quoi, ce n'est surement pas pour rien que les patissiers ont choisi cette forme!
Finalement c'était assez mangeable même si la pâte brisée ne se tenait pas et qu'il a fallu servir à la truelle!!! Les garçons ne se sont pas plaint en tout cas!
Et pour finir, des nouvelles de moi, de moi et que de moi, regarderzcomme j'apprends à me fondre dans la masse des anglaises exhibitionnistes:

samedi, juillet 08, 2006

C'est de l'art ça?
Exclamation bien naturelle de mon coloc préféré devant les oeuvres exposées à la Tate Modern Gallery! Oui parce qu'hier, avec Chris, nous avions plannifié une balade dans Londres. Ma directrice m'avait donné un "study day" (ce qui est une façon polie de me mettre dehors du labo quand ils ne peuvent pas s'occuper de moi!) et puisque Chris ne travaillait pas, nous nous sommes immergés dans la capitale. A la base, le plan était juste de se rendre dans un grand marché artisanal couvert, le marché de Borough, près de London Bridge. Seulement, arrivés là-bas, nous nous sommes aperçus que nous n'aurions pas trop de mal à en faire le tour (une vague demie heure montre en main!). Ceci dit, c'était vraiment sympa! On y trouve plein de produits frais de toute sorte (fruits, légumes, viande, poisson) mais aussi des produits traditionnel et importés de tous pays. C'est rempli de couleurs, les commerçants hurlent derrière leur étals et les piétons déambulent nonchalemment entre cette profusion de nourriture. Il est aussi possible d'y casser la croûte et de se risquer à avaler une de ces quiches fourrées dont j'ai malheureusement oublié le nom...
Bref, une fois le marché visité, notre sandwich (fort cher ma fois) avalé, nous avons fait une pause dans l'inévitable pub anglais pour voir ce qu'il y avait à faire dans les environs. Chris se demandait bien pourquoi je trimballais autant de trucs sur mon dos. Ceci étant dit, il a plutôt été heureux de profiter de mes plan et guide!
Après moultes palabres devant une pinte fraîche, nous voilà partis pour la Tate. Chris m'a raconté sur le chemin que Tate était un célèbre fabricant de sucre anglais qui avait fait fortune grâce à l'exploitation d'esclaves, le tout d'un air mi-indigné mi-taquin (peut être qu'il avait pas envie d'y aller en fait à la Tate). Nous y voilà:
C'est grand et tout blanc dedans... On y trouve tout à fait de quoi contenter les amateurs d'art contemporain mais malheureusement, les photos y étaient formellement interdites (enfin j'ai réussi à en faire une ou deux avant de me faire rabrouer...). La galerie s'étend sur cinq étages dont deux seulement sont consacrés à la collection permanente. Les autres étant réservés aux boutiques, bureaux et expositions temporaires payantes (oui car si les musées sont gratuits à Londres, les Anglais se rattrapent sur le prix des expos, 10£ en moyenne). Il n' y a pas a redire, la collection est impressionnante, triée par mouvement mais ne respectant aucun shéma chronologique, enfin rien que j'ai noté en tout cas. Elle prend en compte une période allant des impressionnistes à nos jours, n'hésitant pas à exposer des installations très volumineuses. Moi j'ai adoré la salle Francis bacon (ce qui n'a vraiment pas été le cas de Chris qui m'asséné un : "It's perfectly my vision of Hell", bien senti!)!
On avait une belle vue de Londres de l'autre côté des baies vitrées de la Tate, mais surout du balcon de la cafétéria, et comme c'est à peu près la seule chose que l'on pouvait librement prendre en photo... Vous noterez le "pont du Millenium", construction ultra-moderne qui enjambe la Tamise.
Je suis médisante, car il n'y avait pas de garde chiourne trop regardant dans le niveau inférieur, ce qui fait que j'ai pu vous collecter une image d'une installation que je suppose être d'un artiste naissant, vu la place particulière que celle-ci prenait dans la galerie (hors des collections permanentes). J'avoue ne pas avoir lu le cartel... Mais que cela ne vous empêche pas de profiter du concept!
Après cette orgie d'art, nous avons décidé de profiter d'un mode de transport particulier de Londres: le bateau! Eh oui, la Tamise est assez large pour accueillir ces bus un peu originaux! J'ai trouvé l'idée excellente malgré les horaires assez espacés (40minutes entre chaque)! Donc, nous voilà au guichet, achetant un billet pour nous rendre à Waterloo pour récupérer ma bestiole qui a daigné faire le déplacement jusqu'ici malgré la Coupe du Monde! Hop, petit tour sur le ponton, nous devions attendre un petit quard d'heure et voilà le taxi de ces messieurs dames avancé! Ca en jette hein?
Bon, le problème c'est que le matelot a décrété qu'il y avait surcharge (et non, je n'étais pas encore montée dans le bateau...) et que nous devions donc attendre le bateau suivant (vous devez savoir, si vous avez suivi que cela représente un laps de temps considérable!). Nous sommes donc repartis avec la foule grondante nous faire rembourser nos billet et avons bêtement pris le train!
C'est triste non?

mercredi, juillet 05, 2006

Le T du matin
Sacro saint breuvage que tout Anglais digne de ce nom se doit d'avaler matin-midi-et-soir! Moi, ce que j'aime le plus c'est la régularité de ses poses imposées qui débutent invariablement par un "Tea time" (devenu célèbre), claironné par Louise, ma directrice de stage. Les gentils petits stagiaires descendent alors se poser dans la salle commune et grignottent le traditionnel biscuit trempé dans un thé légèrement troublé de lait (mais non chéri, moi les biscuits je les mange pas...).
Cette longue introduction pour en venir à ce fait: j'ai oublié de vous raconter une anecdote assez sympa, pourtant vieille de plus d'un mois! Alors, le lien avec le Tea time, c'est que ce moment priviligié de la journée permet aux membres des différentes équipes du musée de se retrouver devant la boisson de son choix (oui je charie un peu, ils ne boivent pas tous du thé!)! Et forcément, les conversations tournent autour de la coupe du monde! Mais pas pour les raisons que vous pourriez imaginer! L'équipe a inventé un jeu qui a lieu tous les quatre ans (vous aurez fait le lien avec la coupe du monde je pense) et qui consiste à parier en aveugle!
Le principe est simple: 32 équipes, 32 joueurs. chacun donne 2£ pour une cagnote et tire une enveloppe au hasard. Dans cette enveloppe, le nom d'un pays participant à la coupe. Le reste, vous l'avez deviné: le détenteur de l'équipe gagnate raffle une bonne partie de la mise, le second une moindre part et le dernier a le droit à un lot de compensation (4£, quelle générosité!!!)!
Ce qui était drôle ces de les voirs faire la moue et se réconforter quand l'un ou l'autre perdait! J'ignore qui détient les équipes restantes mais mes deux directrices de stage avaient l'Angleterre et l'Allemagne (not so bad, comme ils disent) et avaient donc un minimum confiance en l'avenir! Hélas!!!
Il me faut dénicher le petit malin qui a tiré la France!
Quand je lui ai expliqué le principe, Chris a trouvé ça fantastique et il voulait que je joue pour lui (il est un peu parieur!). Malheureusement, toutes les équipes avaient déjà été distribuées et je n'ai pas pu prendre part à ce formidable jeu!
Mes collègues sont fantastiques...

mardi, juillet 04, 2006

Je viens de m'apercevoir qu'à cause de cette lutte, enfin contournée, avec mes photos je n'avais pas fini de vous présenter le Horniman! J'en étais restée à Roger dans sa sauce si peu appétissante!
Dans la galerie d'Histoire Naturelle, il y a aussi une "master piece", non dans l'exécution mais par la taille, jugez vous même... Hou qu'il est gros le monsieur! C'est sûr que, vu du dessus comme ça, il fait moins peur! Mais jugez plutôt de la taille de la gardienne de salle à côté! Le cartel vous rapelle généreusement qu'il faut plus de 50 bambins (à vérifier...) pour contrebalancer le poids du monstre... Bon, une chose est sûre, je n'aimerais pas que ce colosse soit en rogne contre moi!
Il y a une autre partie de la collecion que j'affectionne particulièrement. C'est celle "du centenaire". Pour les cent ans du musée, une salle a été remplie des premiers objets colléctés par Sir Frederick et son fils Emslie (quelle idée de s'appeler comme ça...). Les collections sont un peu en vrac, comme elles devaient l'être à la base, sans muséographie précise. Enfin maintenant elles sont classées par provenance et par collecteur je crois. Mais là n'est pas l'intérêt. Ce dernier réside dans l'aspect on ne peut plus kitch de certains objets que l'on qualifiait prudement de "curiosités" au siècle dernier et ceux qui l'ont précédé. On passe de chimères constituées d'un corps de poisson et d'un torse de singe à une fausse chaise de torture créée soit disant par l'inquisition espagnole au 17ème, à ce genre de composition folklorique et haute en couleurs:
Un poil... kitch, n'est-il pas? Moi j'adooore!
Mais dans le musée il y a aussi des salles hyper-modernes pensées pour le bien être des collections! Comme la galerie des instruments de musique! Quel endroit enchanteur! Vous êtres baignés dans une semie pénombre (propice à la conservation des objets) et marchez entre d'immenses vitrines allant du sol au plafond, bourrées à craquer d'instruments de tous genres et de toutes origines (géographiques ou temporelles)... Et tout à coup des hurlements féroces s'échappent d'un téléviseur tout près de vous, retransmettant un concert de heavy metal à fond les ballons avant de se calmer sur un air de musette! Et de l'autre côté des vitrines, deux pupitres vous permettent de vous isoler dans une bulle de musique par l'intérmédiare de casques qui
diffusent des bandes enregistrées de sons produits par les instruments exposés, assorties d'un bref historique de l'objet! Quand je vous disait que les muséographies anglaises sont interactives!
Pas bien loin de tout ça, vous pouvez découvrir "African World", une grande salle sombre exposant de nombreux artefacts plus ou moins liés à des rites et cultes religieux issus de l'Afrique et des cultures antérieures qui en dépendent (comme le vaudou). Tous ces objets sont asssortis de cartel explicatifs commentés par des sorciers, chamans ou historiens africains dont les témoignages ont été recueillis sur place!
C'est bien agencé, assez facile d'accès (normalement des documentaires relatifs à l'usage de ces objets sont diffusés à l'aide de deux téléviseurs que le visiteur peut choisir d'allumer, mais depuis que je suis là, ils n'ont jamais fonctionné!) et souvent étonnant. la collection est assez récente pusique la collecte a débuté au tout début du 19ème mais ce qui est surprenant c'est que la muséographie insére dans l'exposition des objets datant d'à peine quelques années et qui remplissent aujourd'hui le rôle des artefacts d'antant!
Allez, je vous en garde un peu pour une autre fois!

dimanche, juillet 02, 2006

Je sais, je sais, je viens de publier, mais j'ai oublié de vous faire profiter d'une autre de mes découvertes qui a eu lieu dans Hyde Park! Bon, Hyde Park ce n'est pas très loin du V&A à pied, alors après m'être fait jeter dehors parce que je trainassais après la fermeture, j'ai fais un petit tour du propriétaire! Bien mal m'en a pris d'ailleurs, j'ignorais encore que faire le tour de Hyde Park en tongs serait un tel cauchemard! Enfin passons... Ce que je voulais vous faire partager c'est le goût immodéré des Anglais pour les Mémoriaux... Dans Hyde park il y en a un pour notre
cher Prince Albert et sa collection d'arts décoratifs et un pour la très regrettée Princesse Diana! Bon, ils n'on rien en commun, la preuve:
Celui ci est évidement celui du Prince Albert, qui selon mon guide se serait retourné dans sa tombe si il avait su ce qu'on lui préparait. En effet, ce brave Albert semblait assez modeste et ne voulait pas être célébré après sa mort. En fait, il craignait surtout que l'on construise une de ces horreurs oui! Selon ses propres termes je cite le Lonely): "Je ne veut pas d'un monument, surtout si celui-ci devait ressembler aux habituelles monstruosités. Cela heurterait mon humeur de savoir mon éffigie à merci de tous les quolibets". Pauvre Albert... En 1872 George Gilbert Scott est victime d'une inspiration créatrice et fait ériger cette... chose "gothique et tape à l'oeil" (citation de la même source que précédément). Elle est sensée représenter le Prince feuilletant le catalogue de l'exposition Universelle entouré de 178 figures représentant les continents, ainsi que les arts et les sciences... Du meilleur goût...
La Princesse a eu plus de chance, enfin si je peux m'exprimer ainsi. Son monument offre un aspect plus poétique et reste en lien direct avec le parc. Voilà ce que l'artiste, Kathryn Gufstason avait imaginé:
Une sorte de double anneau d'eau dans lequel les gens peuvent faire trempette. L'idée n'était pas mauvaise mais le mémorial a du être fermé 15 jours après son ouverture car considéré comme dangereux. En effet, cet été là avait été humide. Les gens, ravis de l'aubaine qui s'offrait à eux étaient allés se tremper les peids. Les abords herbeux du bassin sont rapidement devenus boueux ce qui ajouté à la nature particulièrement glissante du granit a provoqué des chutes et des blessures... Un an plus tard, après quelques modifications (comme l'adjonction d'une ceinture de gravier autour des bassins) le lieu a rouvert pour le plus grand plaisir des londoniens qui viennent en nombre se rafraichir aux frais de la Princesse!

samedi, juillet 01, 2006

Il est l'heure de vous raconter mes périgrinations londoniennes! Ce week end, j'ai visité pour vous le Victoria and Albert Museum! Alors, mon guide prévoyait une collection d'Arts Décoratifs amassée par le Prince Albert, qu'il a léguée à la ville après l'énorme succès rencontré par l'exposition universelle de 1852. Voilà pour un léger historique. Bon, moi, j'y suis allée, donc j'ai vu et c'était... inoubliable! Un vrai temple du kitch! Absolument génial, du brillant et du rose partout, du Roccocco débordant des vitrines! J'ai adoooré! Et puis il faut dire aussi que les muséographies anglaises sont bien supérieure aux présentations françaises. Ils font tout pour
rendre les musées ludiques, attirants tout en préservant toujours l'aspect culturel! En bref ils sont plus fort en culture qu'en foot! Cet étrange panneau en est une criante représentation. Il est destiné à vous apprendre l'art bien compliqué de nouer un ruban (a cravat) tel qu'on le faisait au 18ème siècle! En fait, il n'y a rien de bien compliqué, mais le fait de passer ces lourds rubans (d'une propreté douteuse d'ailleurs...) autour de votre cou pendant que les autres visiteurs rient dans votre dos en se demandant comment diable vous avez fait pour vous nouer les doigt en même temps que le tissu... Enfin passons. Cela était juste une illustration des nombreux espaces de détente instructive compris dans le musée.
Si nous passions à la mode maintenant? Mesdemoiselles accrochez vous et regardez un peu ce que je vous ai déniché:
Il faudra quelqu'un se dévoue pour m'expliquer le côté esthétique et pratique, comment voulez-vous passer une porte accoutrée comme ça, et je ne parle même pas de s'assoir! Le seul aspect réconfortant que j'y trouve c'est le fait que ce type de robe est tout à fait à même de dissimuler des rondeurs trop proéminentes (éh oui!)!!!
Pour les messieurs qui se tordraient de rire devant cette peu commode vêture, j'ai de quoi faire aussi:
Je suppose que les froufrous et les broderies vous enchantent et vous font rêver! Bon, je dois avouer que cette tenue n'est pas une tenue courante. C'est en fait un costume de... marié! Eh oui...
Ce que j'ai oublié de préciser, c'est que ce musée, s'il n'est pas immense, est un vrai dédale. Les accès aux autres étages ne se font qu'à certains endroits et ne desservent pas toujours tous les niveaux, le plan des salles n'est pas le même d'un étage sur l'autre... Enfin bref un vrai cauchemard pour une personne aussi dépourvue de sens de l'orientation que moi! Finalement j'ai réussi à voir la majorité des collections qui m'interessaient, même si pour cela j'ai abandonné Raphaël à ses toiles... Oui, je sais, sacrilège! Mais c'est que j'ai mis un temps fou à trouver le niveau un moi! Le niveau un est donc le rez de chaussée mais je tiens à préciser que je suis arrivée par un passage sous terrain (il y a au moins quatres entrées!) et que le seul escalier qui montait vers les niveaux supérieurs à disposition vous téléportait directement au second!!!
Bon, au V&A (de son petit nom), il n'y a pas que des vieilles choses poussièreuses, et les conservateurs mèlent avec art passé et art comporain. La preuve:
Je ne sais pas si vous aviez noté mon ton légèrement ironique... Je dois cependant préciser que dans la majorité des salles ces petites disgressions temporelles sont parfaitement incorporées au reste de la collection!
Dans les salles de vaisselle lithurgique, j'ai trouvé un drôle d'objet. Le cqrtel expliquait en gros (si j'ai bien compris), que certaines communauté préféraient communier indépendament les uns des autres plutôt que de méler leurs salives, quand même... Quelle délicatesse! En tout cas ça donne ça un truc bien sympathique à regarder qui m'a bien fait rire!
Bon, trève de plaisanteries, j'ai aussi trouvé un objet de mémoire formidable avec tout plein de métal, tout beau esthétiquement!!! Je suis jalouse, pourquoi n'y en avait-il pas des comme ça dans les musées français que j'ai visité hein? J'avoue que c'est assez surchargé, mais moi j'aime. Et puis j'ai une affinité particulière avec les tables d'échec, mon père vous le confirmerait...
Ah, une chose que j'avais oublié dans les objets lithurgiques, je n'en ai pas cru mes yeux mais je vous assure que c'était sous vitrine au V&A! En fait ça rejoins aussi la section "contemporanéité dans les collections":
Non, non vous ne révez pas!!!
Je suis allée me promener dans la section "Fashion" et franchement, c'est à ne pas manquer! Moi j'ai adoré déambuler entre ces vitrines assez sombres, ornées de manequins figés dans des poses parfois ridicules, vêtus de fringues souvent importables!!!! Je vous donne un aperçu de ce que pouvait être la mode masculine anglaise dans les années 80:
Chéri, si un jour l'idée saugrenue nous prend de nous marier, fais donc faire une copie de ce costume et je suis sûre que je serai dissuadée à vie!!!
Pour finir en beauté laissez moi vous présenter un joyaux de l'art consommé de la cuisson de la terre à plus ou moins haute température! Mes petits camarades de l'INP pourront identifier ici une spéciale dédicace! Eh oui, vous l'avez reconnu! Le maître du comble du mauvais goût, le roi des animaux naturalisés emprisonné dans de la terre cuite: Bernard Palissy, le tristement célèbre!!!
En gros, mon conseil est le suivant, si vous avez l'occasion de passer à Londres, n'oubliez pas de visiter le Victoria & Albert Museum! Et si tout mon petit speech vous en a dissuadés, je tiens à vous préciser qu'évidément toutes les images choisies l'ont été dans un but ludique et non esthétique et que dans le musée vous en trouverez pour tous les goûts (et pas seulement pour le mauvais)!
Et vous pourrez noter que j'ai dompté mon blog: plus de problème de photos!!!